Définition : Growth hacking

Littéralement « piratage de croissance », le growth hacking est le plus souvent défini comme une stratégie, un ensemble de techniques marketing, voire même un état d’esprit permettant d’assurer à l’entreprise une croissance forte et à faible coût. Il est souvent illustré par l’initiale anglaise AARRR pour Acquisition, Activation, Rétention, Referral et Revenu.

Le terme de growth hacking fut essentiellement utilisé à l’origine pour décrire des stratégies marketing de développement utilisées par des start-ups de l’économie digitale. Le terme a d’ailleurs été popularisé par un responsable de Dropbox. Il s’applique également désormais au sein d’entreprises « traditionnelles ».

Selon le point vue de l’auteur de cette définition, le terme de growth hacking défini de cette manière est autant un buzzword qu’un véritable concept ou qu’une véritable technique / stratégie marketing. Même si l’initiale AARRR est nouvelle, ses composantes sont par contre depuis longtemps utilisées en marketing.

Le terme de growth hacking est souvent accolé à des entreprises ayant rencontré le succès très rapidement avec des techniques souvent utilisées depuis un certain temps par de nombreuses entreprises. Le succès des entreprises citées en références comme utilisatrices du growth hacking est d’ailleurs souvent beaucoup plus du à la qualité de leur offre qu’à l’originalité supposée ou réelles des techniques employées.

Le terme de growth hacking est cependant plus novateur et correspond davantage à une réelle « nouvelle discipline marketing » lorsqu’on l’entend dans un sens proche du hacking informatique. Dans ce cas, il s’agit d’utiliser des techniques ou astuces « informatiques » dénommées « hack » pour obtenir des résultats marketing notables avec un investissement souvent très réduit. Les techniques permettant de récupérer des adresses email professionnelles qualifiées à partir de Linkedin ou du site Leboncoin en B2C peuvent par exemple être considérées comme des techniques de growth hacking. Les techniques de scraping, les faux comptes sociaux et l’automatisation des tâches sont également souvent utilisés dans le cadre du growth hacking.

Dans ce contexte, les techniques de growth hacking peuvent souvent être à la limite de la légalité ou de la déontologie. Elles contreviennent également très souvent aux règles d’usages ou « guidelines » des plateformes sociales sur lesquelles elles sont appliquées.

Les growth hackers ont souvent autant de connaissances techniques dans le domaine du codage ou de l’usage de scripts spécifiques que dans celui du marketing « traditionnels ».

Voir également sur ce site le billet de blog : « Growth hacking : Pipeau ou véritable concept marketing« .

Une illustration de la diversité des définitions pouvant être attribuées au terme de growth hacking dans le cadre d’un recensement effectué par l’agence deux.io :



 

Un exemple évocateur des sujets évoqués sur Growthhacking.fr, un forum consacré au growth hacking :



 

L’auteur d’un ouvrage consacré au growth hacking définit et illustre le concept :



Qu’est ce que le Growth Hacking ? Interview lors du salon SME from frederic CANEVET on Vimeo.

 

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