Revue de tendances et diverses remarques salon Paris Retail Week


Ce petit billet est l’occasion de revenir sur quelques tendances du salon Paris Retail Week 2016 visité la semaine dernière et notamment sur sa partie E-commerce Paris.

Le « client conseiller »
Ce que j’appelle ici le « client conseiller » correspond aux nombreuses solutions permettant désormais de mobiliser les clients d’un site e-commerce pour qu’ils contribuent à favoriser les conversions auprès d’autres clients ou prospects en faisant part de leur expérience d’acheteurs ou en fournissant différents conseils. Le client va au delà de l’avis produit statique et devient éventuellement un véritable client vendeur / conseiller. Ce rôle de conseil du client peut prendre différentes formes selon les fonctionnalités des solutions et selon le secteur d’activité.

  • chat communautaire
  • réponse aux questions par email
  • affichage de photo ou vidéo de clients en situation d’usage du produit ou service
  • invitation au domicile du client qui devient un véritable showroom

Les moyens d’inciter les clients à jouer ce rôle de vendeur / conseiller peuvent également varier (points, bons d’achats, commissionnement, etc.). 


Les solutions de pricing

Les solutions de veille tarifaire ou de « pricing intelligence » constituent également apparemment un secteur en pleine croissance. Elles comprennent généralement une partie veille tarifaire qui se base sur un crawling des sites concurrents, des annonces shopping et des places de marché (marketplaces) et une partie optimisation automatique du prix. L’optimisation automatique ou la recommandation de prix se base généralement sur des algorithmes et sur les règles définies par l’utilisateur. Ces algorithmes vont prendre en compte les prix de la concurrence, mais également éventuellement des données telles que la marge, les stocks, les historiques de conversions, etc.

L’émergence de ces solutions de pricing et leur sophistication sont révélatrices de l’importance qu’ont prise les places de marchés et Google Shopping, ainsi que du rôle majeur du prix de vente dans ces environnements ultra-concurrentiels. Elle illustre aussi la montée en puissance de la notion de pricing dynamique par laquelle les prix peuvent être en perpétuel ajustement et différenciés d’un canal à l’autre. Cette évolution pourrait d’ailleurs soulever quelques problèmes juridiques ou tout au moins quelques problèmes de preuves en cas de litige sur les prix.


L’UX
L’expérience utilisateur ou UX relativement discrète à ce qui me semble sur les salons orientés marketing, fait cette année une arrivée ou un retour en force notable. L’expérience de l’utilisateur confronté à une interface digitale joue un rôle certainement très important dans la conversion e-commerce, mais également dans l’expérience client prise dans sa globalité. Cette importance n’est évidemment pas nouvelle et on parlait d’ergonomie web dès avant les années 2000. Les enjeux de cette UX, entendue ici dans son aspect digital, ont cependant explosés et sont devenus plus complexes avec la multiplication des interfaces et des modes d’interactions (clic, tape, swipe, voix, scroll et tant d’autres). Désormais, ils concernent aussi certains points de vente physique engagés dans la digitalisation.

Le social wall
Pour finir, une petite remarque sur le grand social wall installé sur le salon et qui devient un « must have » de tout événement. Si on peut comprendre son caractère incontournable sur un salon consacré en grande partie au digital et son rôle en terme d’image pour l’événement, j’avoue être très dubitatif sur sa réelle utilité et son réel usage en terme de consultations par les visiteurs. Au delà d’un regard naturellement attiré pour quelques secondes vers l’animation, voire l’agitation, visuelle du mur, les visiteurs semblaient l’ignorer royalement.

 


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