Revue de tendances et d’innovations E-marketing Paris

Le billet de cette semaine est consacré à un petit compte-rendu de visite du salon E-marketing Paris 2017. L’idée n’est pas ici d’en faire un compte-rendu exhaustif mais plutôt de faire part de quelques remarques, perceptions ou découvertes personnelles. Bien qu’ayant tourné de longues heures dans le salon, il est effectivement possible que je sois passé à coté de quelques stands ou offres innovantes.

Les absents ou très discrets
Commençons par les absents ou les familles de prestataires moins représentés qu’à l’accoutumée ou que l’année précédente. De façon relativement surprenante, la plupart des acteurs spécialisés dans les DMP m’ont semblé absents du salon. Il est possible que la complexité des outils et projets DMP à priori pour l’instant plutôt orientés grands comptes conduise les éditeurs à choisir d’être présents sur des événements plus « exclusifs ». Une autre famille d’outils m’a semblé très discrète alors qu’elle était ces derniers temps présente sur ce type d’événement. Il s’agit des outils d’optimisation « automatique » des campagnes AdWords. Cette absence est peut être plus surprenante dans la mesure où la cible est plus large que pour les DMP et que la complexification croissante des campagnes favorise en principe ce type d’offre.

Les « habitués »
Certaines familles de prestataires maintiennent une présence habituelle sur ce salon. Je pense ici aux plateformes d’emailing, d’A/B testing et de marketing automation. On pouvait cependant remarquer quelques absents de marques précédemment présents, notamment sur les deux premières familles de services.

La montée en puissance de certains secteurs
Certains domaines de prestations m’ont semblé monter en puissance cette année.

Les acteurs du sourcing de leads et de l’information commerciale B2B (Proxi Data, C-Radar, Kompass, Corporama, …) étaient ainsi particulièrement présents. Il semble que l’identification et la qualification des leads professionnels, des opportunités et des données de contact (nom, email, téléphone) soient de plus en plus accessibles. On peut probablement s’attendre à une montée de la pression marketing « subie’ par ce type de cibles. Ce phénomène ne peut d’ailleurs n’être que renforcé par la prolifération des services et techniques relevant du growth hacking B2B et parfois plus ou moins limites sur les plans déontologiques et légaux.

Les outils de veille sociale (au sens de social listening) étaient également très présents avec notamment une mise en avant de la veille concurrentielle, de la détection de crise et de l’identification des insights sociaux. Coté publication, l’accent semblait plutôt porter sur les fonctions et dispositifs d’employee advocacy.

Enfin, sans surprise, le marketing d’influence et les solutions de développement de chatbots étaient logiquement relativement présents.

Quelques innovations ou « découvertes » personnelles
Quelques innovations ou prestataires à priori présents pour la première fois sur ce type d’événement ont retenu mon attention.

Le premier, Domraider, est un spécialiste de la réservation de noms de domaines expirés, l’activité n’est pas nouvelle en soi, mais c’est la première fois que j’avais l’occasion d’échanger avec ce type de prestataire. On rappellera ici que les domaines expirés peuvent notamment être utilisés pour la création de réseaux de sites en SEO, pour la protection de sa marque, pour la spéculation ou pour la génération de revenus publicitaires. Il est intéressant de noter qu’au sein de cette structure une équipe d’une trentaine de personnes travaille sur le dispositif de rachat automatique et instantané des domaines auprès des registrars et sur la plateforme permettant d’identifier et d’enchérir sur des domaines potentiellement libres en allant bien au delà de la simple présence d’un mot clé dans le nom de domaine. 3 millions de noms de domaines non renouvelés reviendraient ainsi sur le marché chaque mois.

Le deuxième acteur ayant retenu mon attention est Livedata avec sa solution Instant Mail de relance des abonnés email inactifs qui semble à priori utiliser une technique différente de celle d’Actito lancée sur ce même salon l’année dernière. La solution n’est cependant pas non plus nouvelle car elle a plus d’un an, mais j’avoue jusqu’à présent être passé à coté. L’idée est d’être capable de relancer les inactifs au moment où ils sont actifs au sein de leur interface de messagerie. Le prestataire place un pixel de détection d’ouverture sur des bases d’abonnés d’éditeurs partenaires et revendique ainsi actuellement un réseau de 100 millions d’adresses email pour la France pour lesquelles des moments d’ouverture peuvent être potentiellement détectés. Ce sont alors les abonnés inactifs figurant parmi cette base qui peuvent potentiellement relancés pour une tentative de réactivation. On peut penser que le même principe de « détection mutualisée / centralisée » des ouvertures pourrait potentiellement être utilisé pour optimiser les moments d’envoi sur une base d’abonnés prise dans sa globalité.

Enfin, le troisième acteur ayant retenu mon attention est Dial Once, il s’agit d’une solution à priori innovante par laquelle un appel téléphonique entrant effectué sur un smartphone est redirigé vers une interface de support digitale. La solution peut notamment être utilisée dans une logique de réduction des coûts liée au self care ou en cas de débordement d’appels. On prend ainsi ici le contre-pied de la démarche devenu classique par laquelle on propose  sur un support digital d’avoir recours à une communication téléphonique. Bien sûr, le passage du canal téléphonique vocal au canal self care digital se fait après acceptation de l’appelant.

 

 
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